Oui — et vous pouvez le faire vous-même, gratuitement, en une dizaine de minutes. Toute société chinoise légitime possède un code de crédit social unifié à 18 caractères imprimé sur sa licence, et vous pouvez contrôler ce code dans le registre officiel des entreprises de l’État. Une licence valide confirme que la société existe, qui la dirige et ce qu’elle peut légalement faire — mais pas qu’elle exploite réellement l’usine qu’elle vous montre. Considérez-la comme la première étape de la vérification, jamais comme le travail complet.
Qu’est-ce qu’une licence d’exploitation chinoise et le code de crédit social unifié ?
Une licence d’exploitation chinoise (营业执照) est le document d’immatriculation légale de l’entreprise. Depuis la réforme nationale d’immatriculation « trois en un », chaque entité enregistrée porte un code de crédit social unifié unique à 18 caractères (统一社会信用代码) selon la norme nationale GB 32100-2015 — le dernier caractère est une clé de contrôle, si bien qu’un code mal formé est un signal d’alerte immédiat. La licence indique aussi la raison sociale chinoise enregistrée, le représentant légal, le capital social, la date de création, l’adresse enregistrée et — surtout — l’objet social. Demandez au fournisseur un scan net de la licence physique ; le nom anglais figurant sur son site web relève du marketing, pas de l’entité juridique. Intégrez-le à une grille complète d’évaluation fournisseur.
Où vérifier gratuitement la licence d’un fournisseur chinois ?
La source officielle est le National Enterprise Credit Information Publicity System, à l’adresse gsxt.gov.cn, géré par l’Administration d’État chinoise pour la régulation du marché (SAMR). Saisissez la raison sociale chinoise exacte de l’entreprise ou son code de crédit à 18 caractères, validez le curseur de vérification, et le registre public renvoie gratuitement le statut d’immatriculation, le capital, l’objet social et l’historique des dépôts. Le portail est en chinois : ayez donc la raison sociale chinoise du fournisseur sous la main — pas le nom commercial anglais. Vérifiez que le statut indique une activité en cours (存续 / 在业) ; un statut 喉销 (révoquée) ou 注销 (radiée) signifie que la société n’exerce plus légalement. Menez cela en parallèle du processus de vérification propre à CMH.
Que vérifier sur la licence en dehors du nom de la société ?
Le statut, l’objet social et quelques contrôles de bon sens comptent plus que le nom. D’abord, confirmez que l’entité est active et non signalée sur la liste des anomalies d’exploitation (经营异常名录) — les sociétés qui omettent leurs déclarations annuelles ou restent injoignables à leur adresse enregistrée y figurent. Ensuite, lisez le capital social avec prudence : sous le régime chinois de souscription, le chiffre est un engagement, pas de l’argent en banque ; un grand nombre prouve donc une intention de capitalisation, pas des fonds réels. Enfin, comparez la date de création à l’expérience revendiquée par le fournisseur ; une société immatriculée le trimestre dernier qui revendique vingt ans de métier mérite un second regard. Les contrôles sur site complémentaires figurent dans la checklist d’audit d’usine en Chine.
L’objet social permet-il de savoir s’il s’agit d’une vraie usine ou d’une société de négoce ?
Souvent, oui — l’objet social enregistré (经营范围) est la ligne la plus utile de la licence. L’objet social d’un vrai fabricant liste des verbes de production — 生产, 制造 ou 加工 — rattachés à des catégories de produits précises. Celui d’une société de négoce indique 销售, 批发 ou 货物进出口 (vente, gros, import-export de marchandises), sans le moindre terme de fabrication. Si une « usine » qui vous cote n’affiche que du négoce dans son objet, vous parlez probablement à un intermédiaire, ce qui change vos hypothèses de prix et de contrôle qualité. Le test complet est détaillé dans comment distinguer une vraie usine d’une société de négoce.
Une licence d’exploitation valide suffit-elle à faire confiance au fournisseur ?
Non — une licence propre est nécessaire mais jamais suffisante. Elle prouve l’existence juridique, la propriété et l’objet social enregistré ; elle ne dit rien de la capacité de production, des systèmes qualité, ni du fait que l’entreprise fabrique les marchandises plutôt que de les acheter. Associez le contrôle de licence à une visite vidéo, un échantillon payant, des certifications pertinentes pour votre marché et, idéalement, un audit indépendant avant tout acompte important. Cette approche par couches — le papier, puis les personnes, puis le produit — est la norme derrière l’annuaire de fabricants vérifiés de CMH.
Vous voulez des fournisseurs dont la licence d’exploitation, l’objet social et le statut sont déjà contrôlés pour vous ? Parcourez les fabricants vérifiés de la Greater Bay Area de CMH — par exemple Gostoo Furniture (CMH-F-GST017, Foshan), usine vérifiée de mobilier sur mesure avec une capacité documentée et des registres de production traçables — puis envoyez une demande pour recevoir les documents de vérification en même temps que votre devis.
ChinaMakersHub connecte les acheteurs du monde entier à des fabricants vérifiés de la Greater Bay Area chinoise. Envoyez une demande pour être mis en relation avec des usines évaluées de votre catégorie. Cet article fournit des repères généraux de sourcing, pas un conseil juridique — consultez un conseil qualifié pour les questions d’immatriculation de société ou de contrat propres à votre transaction.
